• Ainsi que Crusoë dans son île déserte,
    Le poète guette, à l’amère solitude,
    Quel voile apportera la béatitude,
    A son exil. La mer, comme une porte ouverte,
    Semble donner l’espoir qu’apparaîtra soudain
    Le bateau qui rira à l’horizon d’étain.
    Et la fièvre prend le poète sur la grève.
    Il croit voir cette voile. Il n’y a pourtant rien
    Que le toujours...

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    À M. Paul Didot.

    Où sont les habitants de la maison déserte ?...
    Voilà quinze ans déjà qu’au tomber de la nuit,
    La famille à la hâte a disparu sans bruit...
    On n’a pas vu depuis une fenêtre ouverte.

    Où sont-ils, les heureux d’autrefois ?... où sont-ils ?
    N’entendant plus monter ni descendre personne,
    Aucune voix qui parle, aucun timbre...