Quand en songeant ma folâtre j’acolle
by Pierre de Ronsard
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- Quand en songeant ma folâtre j'acolle,
- Laissant mes flancs sur les siens s'allonger,
- Et que, d'un branle habilement léger,
- En sa moitié ma moitié je recolle !
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- Amour, adonc si follement m'affole,
- Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
- Non au butin d'un rivage étranger,
- Non au sablon qui jaunoie en Pactole.
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- Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
- M'a fait sentir ce faux recollement,
- Changeant ma vie en cent métamorphoses !
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- Combien de fois, doucement irrité,
- Suis-je ore mort, ore ressuscité,
- Entre cent lis et cent merveilles roses !