Épigramme (I)

by Lazare de Baïf

Amour, voyant l'ennui qui tant m'oppresse
Et la douleur secrète qui me tue,
N'a pas longtemps, en lui vidé de presse,
Me dit : " Ami, il faut que t'évertue.
Ton mal est grand, mais ta foi est connue,
Qui par souffrir plus vient en évidence ;
Puis tu sais bien que souvent est issue
De long travail heureuse récompense. "

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