Sa face écarlate illumine la chambre où il est seul. Seul avec son portrait qui bouge dans la glace. Est-ce bien lui ? Serait-ce l’œil d’un autre ? Il n’en aurait pas peur. Son pied manque le sol et il avance en éclatant de rire. Il croit que cette tête parle — celle qu’il a devant lui, ivre, les yeux ouverts.
Le plafond s’abaisse, les murs vont éclater et il rit. Il rit au feu qui lui chauffe le ventre ; à la pendule qui bat comme son cœur. La chambre roule — ce bateau dont le mât craquerait s’il faisait plus de vent. Et, sans s’apercevoir qu’il tombe, sur le lit où il va s’endormir, il croit encore rêver que les vagues l’emportent. Trop loin. Il n’y a plus rien que le rire idiot du réveil et le mouvement inquiétant de la porte.
Le fil descend. Du haut du ciel le fil descend lourd, droit, noir, — descend sur le sommet de la tête nue — la tête du vieillard qui s’arrête.
Il est dans un jardin bordé de grilles, en cage et le monde est autour. Les autres gens tournent autour, le long des arbres.
Le temps est lourd, les yeux,…
C’est dans ce carré de ciel plus clair qu’on allumera les étoiles pour le feu d’artifice.
Par-dessus la hauteur des arbres — des mouvements de vent, des bruits d’orage — des appels menaçants. C’est l’endroit où l’on ouvre la grille.
Les raies se détachent du mur et c’est une ombre oblique sur la …
Des trous du mur, des trous de la cheminée et de ma pipe ; au coin deux cannes en X se battent. Qui les prendra ?
Il n’y a personne à la table, personne sur le lit et les fauteuils sont vides.
Quelqu’un veut sortir. Mais ce n’est pas moi qui ai soufflé la lampe et ce n’est pas mon pas qui descend…