L’Ombre et l’Image
Si j’ai ri ce n’est pas du monde éclatant et joyeux
qui passait devant moi.
Les têtes penchées ou droites me font peur et
mon rire aurait changé de forme en une grimace.
Les jambes qui courent tremblent et les pieds
plus lourds manquent le pas.
Je n’ai pas ri du monde qui passait devant
moi — mais parce que j’étais seul, plus tard, dans les champs, devant la forêt énorme et calme et sous
les voix qui, dans l’air endormi, se répondaient.