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Ah ! ce bruit affreux de la vie ! / Et que dormir serait meilleur …
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Ah ! Seigneur, Dieu des coeurs robustes, répondez ! / Quel est ce temps de doute où l'homme joue aux dés …
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Avant que mon désir douloureux soit comblé / D'un amour qui l'apaise enfin ou dont je meure, …
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Ce coeur plaintif, ce coeur d'automne, / Qui veut l'aimer ? …
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Ce soir après la pluie est doux ; soir de septembre / Si doux qu'on en voudrait pleurer, si plein d'abeilles …
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Ce soir je reprendrai mon chemin solitaire, / Dans les champs où la nuit traîne son manteau bleu …
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Ce soir, sur le chemin sonore du coteau, / Nous menons en rêvant notre amour qui frissonne …
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Aie une âme hautaine et sonore et subtile, / Tais-toi, mure ton seuil, car la lutte déprave ; …
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Je vais mourir, je vais bientôt mourir ; qu'on ouvre / La croisée et que j'aie un rayon de soleil …
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Encore un peu ta bouche en pleurs, encore un peu / Tes mains contre mon coeur et ta voix triste et basse ; …
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Entrerai-je, ce soir, Seigneur, dans ta maison, / Sans craindre que ma chair, vouée aux oeuvres viles, …
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Il fut le très subtil musicien des vents / Qui se plaignent en de nocturnes symphonies ; …
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Que ton souffle renaisse, Eté des vieilles joies, / Et ramène l'espoir et son divin cortège, …
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Goûte, me dit le Soir de juin avec douceur, / Goûte ma reposante et secrète harmonie, …
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Il a plu. Soir de juin. Ecoute, / Par la fenêtre large ouverte, …
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Il est si tard, il fait, cette nuit de novembre, / Si triste dans mon coeur et si froid dans la chambre …
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J'ai croisé sur la route où je vais dans la vie / La Mort qui cheminait avec la Volupté, …
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J'écris ; entre mon rêve et toi la lampe chante. / Nous écoutons, muets encor de volupté, …
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J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt. / Un talus du chemin désert me séparait. …
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Je t'apporte, buisson de roses funéraires, / Ces vers, à toi déjà lointaine et presque morte, …
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Je te vois anxieuse et belle de pâleur ; / Le sang fiévreux afflue et palpite à tes tempes. …
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L'ambre, le seigle mûr, le miel plein de lumière / Dont le gâteau ressemble aux grottes de Fingal, …
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L'amour nous fait trembler comme un jeune feuillage, / Car chacun de nous deux a peur du même instant. …
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(villanelle) / La chanson de la Bien-Aimée, …
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La maison dort au coeur de quelque vieille ville / Où des dames s'en vont, lasses de bonnes oeuvres, …
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La maison serait blanche et le jardin sonore / De bruits d'eaux vives et d'oiseaux, …
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La voix du soir est sainte et forte, / Lourde de songe et de parfums, …
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Les chats trempent leur langue rose / Au bord des soucoupes de lait ; …
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Les cloches dans leurs tours égrènent un rosaire / Mélancolique, par l'air d'une nuit d'été. …
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Le soir léger, avec sa brume claire et bleue, / Meurt comme un mot d'amour aux lèvres de l'été, …
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Le temps n'a point pâli ta souveraine image : / Telle qu'un jour d'été, jadis, tu m'apparus, …
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Le tiède après-midi paisible de septembre / Languit sous un ciel gris, mélancolique et tendre, …
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Le vent est doux comme une main de femme, / Le vent du soir qui coule dans mes doigts ; …
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Nuit d’ombre, nuit tragique, ô nuit désespérée ! / J’étouffe dans la chambre où mon âme est murée, …
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Ma douce enfant, ma pauvre enfant, sois forte et calme. / Pense à Dieu, pense à notre amour éternel. Lève …
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Ma fenêtre était large ouverte sur la nuit. / La maison reposant autour de moi sans bruit, …
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Venez ce soir, m'amie, à la vesprée ; / Pendant qu'au bourg on danse la bourrée, …
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Ne mêle pas l'esprit aux choses de la chair. / Sache, aux moments secrets où le corps est en fête, …
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Parfois, sur les confins du sommeil qui s'achève, / A l'heure où l'âme est triste et flotte au bas du rêve, …
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Pour couronner la blonde enfant aux yeux d'azur, / De toutes la plus chaste ensemble et la plus belle, …
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Qu'on ouvre la fenêtre au large, qu'on la laisse / Large ouverte à l'air bleu qui vient avant la nuit ! …
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Tout ce que le monde m'offre ici-bas / pour me consoler me pèse. …
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Saison fidèle aux coeurs qu'importune la joie, / Te voilà, chère Automne, encore de retour. …
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Sois pure comme la rosée, / Comme le ciel que tu reflètes ; …
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Souvent, le front posé sur tes genoux, je pleure, / Plus faible que ton coeur amoureux, faible femme, …
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Ton coeur est fatigué des voyages ? Tu cherches / Pour asile un toit bas et de chaume couvert, …
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Ton image en tous lieux peuple ma solitude. / Quand c'est l'hiver, la ville et les labeurs d'esprit, …
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Tu sommeilles ; je vois tes yeux sourire encor. / Ta gorge, ainsi deux beaux ramiers prennent l'essor, …
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Un soir, au temps du sombre équinoxe d'automne / Où la mer forcenée et redoublant d'assauts …
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Une flûte au son pur, je ne sais où, soupire. / C'est dimanche. La ville est paisible, il fait bleu ; …
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Vous qui sur mon front, toute en larmes, / Pressez vos yeux pour ne plus voir …
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Je vais sur la pelouse humide de rosée, / D’un pas léger, les yeux riants, l’âme brisée …
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La pensée est une eau sans cesse jaillissante. / Elle surgit d’un jet puissant du cœur des mots, …
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Tu rangeais en chantant pour le repas du soir / Le pain blond, du laitage et le fruit de nos treilles, …
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Ô jeunesse, fervent et clair foyer d'amour, / Tu fais au ciel l'aveu sonore de ta joie, …
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..................................... / Ô poète inquiet du monde, qui médites, …