Ô souverain, ô tyran des cœurs ! La belle Vénus et les Nymphes aux tendres regards courent légèrement avec toi sur le sommet des montagnes : Amour, écoute favorablement mes prières; daigne me secourir; engage ma jeune maîtresse à couronner mes désirs ardents.
Le désir de revoir votre chère patrie, ô Cléonoride ! vous a conduit au trépas. Vous avez osé vous exposer pendant l'hiver à la fureur des vents orageux : cette saison perfide vous a été funeste. Les flots irrités vous ont englouti dans la fleur de votre brillante jeunesse.