Or que le grand flambeau qui redore les Cieux
Se plonge sous les eaux, s'opposant à nos yeux
Le ténébreux repli d'une courtine brune,
J'errerai par l'obscur dans l'épaisseur des bois,
Et redoublant le son de ma mourante voix,
Je me plaindrai au ciel de ma triste infortune.
Premier que l'Indien ait senti son retour,
Et que mon oeil déclos aperçoive...
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Ja le matin, qui l'univers redore,
De franges d'or et de perles s'ornoit,
Et doucement tout en roses tournoit
Le char serein de l'Indienne aurore.
Las ! le souci qui sans fin me devore
Aucun espoir de paix ne me donnoit :
Plutôt le jour alors me ramenoit
Mille tormens, et mille mors encore,
Quand derrier' moi, au bout d'un gai preau,...