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    Déchiré par le fer, arbre au noble feuillage,
    A l’homme dont la main te mutile et t’outrage,
    Tu n’en verses pas moins ton ombre et ton trésor :
    Le flanc tout sillonné de profondes morsures,
    Par la lèvre béante où saignent tes blessures,
              Ta sève coule en larmes d’or.

    Poète, fais ainsi : sur la tourbe stupide
    Dont l’aveugle fureur t’...