Ils vont, beaux amoureux, côte à côte, en silence,
Les yeux baissés à terre, et la main dans la main,
Sans songer qu’ils sont seuls, éloignés du chemin,
Et que la nuit s’abat sur la forêt immense.
Où vont-ils ? Où le cœur les conduit sans défense,
Impatients et doux sous l’aiguillon divin ;
Lui, du désir d’oser tout ému dans son sein,
Elle, tremblant...