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    Ô désolation, ô misère profonde !
    Désespoir éternel pour les âmes du monde !
    Sol de Jérusalem, que tant d’hommes pieux
    Ont baigné de sueur et des pleurs de leurs yeux ;
    Sainte terre enlevée aux monts de la Judée,
    Et du sang des martyrs encor tout inondée ;
    Sainte terre des morts qui portas le sauveur,
    Toi, que tout front chrétien baisait avec...

  • C’était l’heure où la terre appartient au soleil,
    Où les chemins poudreux luisent d’un ton vermeil,
    Où rien n’est confondu dans l’aride campagne,
    Où l’on voit les troupeaux couchés sur la montagne,
    Et le pâtre bruni, dans les plis d’un manteau,
    Dormir nonchalamment près d’un rouge tombeau ;
    L’heure aux grands horizons, l’heure où l’ombre est mortelle
    ...

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    C’était l’heure où la terre appartient au soleil,
    Où les chemins poudreux luisent d’un ton vermeil,
    Où rien n’est confondu dans l’aride campagne,
    Où l’on voit les troupeaux dormir sur la montagne,
    Et le pâtre robuste avec ses beaux chiens blancs
    Étaler auprès d’eux ses membres nonchalants,
    L’heure aux grands horizons, l’heure où l’ombre est mortelle...