C’est le temps d’hiver, pauvre cœur ;
Dans le ciel tendu de ténèbres
Flotte un rais de lune moqueur ;
C’est le temps d’hiver, pauvre cœur,
Les glas tintent, lents et funèbres.
C’est le temps d’hiver, pauvre cœur ;
Au lointain, stridentes et brèves,
Des voix graves chantent en chœur ;
C’est le temps d’hiver, pauvre cœur
Qui portes le deuil de tes rêves.
C’est le temps d’hiver, pauvre cœur
Où l’Amour, comme en une tombe.
Gît, tué par le Sort moqueur ;
C’est le temps d’hiver, pauvre cœur :
La neige des souvenirs tombe...
Les doigts lents de l’épreuve ont effeuillé les roses
Et dispersé l’espoir promis aux jours futurs,
Ô mon âme, le ciel est sourd, les temps sont durs, …