J’observe le repos du dimanche
by Guillaume Apollinaire
- J'observe le repos du dimanche
- Et je loue la paresse
- Comment comment réduire
- L'infiniment petite science
- Que m'imposent mes sens
- L'un est pareil aux montagnes au ciel
- Aux villes à mon amour
- Il ressemble aux saisons
- Il vit décapité sa tête est le soleil
- Et la lune son cou tranché
- Je voudrais éprouver une ardeur infinie
- Monstre de mon ouïe tu rugis et tu pleures
- Le tonnerre te sert de chevelure
- Et tes griffes répètent le chant des oiseaux
- Le toucher monstrueux m'a pénétré m'empoisonne
- Mes yeux nagent loin de moi
- Et les astres intacts sont mes maîtres sans épreuve
- La bête des fumées a la tête fleurie
- Et le monstre le plus beau
- Ayant la saveur du laurier se désole