Conclusion

by Charles Cros

 

À Maurice Rollinat.



J’ai rêvé les amours divins,
L’ivresse des bras et des vins,
L’or, l’argent, les royaumes vains,

Moi, dix-huit ans, Elle, seize ans.
Parmi les sentiers amusants
Nous irions sur nos alezans.

Il est loin le temps des aveux
Naïfs, des téméraires vœux !
Je n’ai d’argent qu’en mes cheveux.


Les âmes dont j’aurais besoin
Et les étoiles sont trop loin.
Je vais mourir soûl, dans un coin.

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