• À ERNEST HÉBERT

    Au fond du parc, dans une ombre indécise,
    Il est un banc, solitaire et moussu,
    Où l’on croit voir la Rêverie assise,
    Triste et songeant à quelque amour déçu.
    Le Souvenir dans les arbres murmure,
    Se racontant les bonheurs expiés ;
    Et, comme un pleur, de la grêle ramure
          Une feuille tombe à vos pieds.

    ...

  • Au fond du parc, dans une ombre indécise,
    Il est un banc solitaire et moussu
    Où l’on croit voir la Rêverie assise,
    Triste et songeant à quelque amour déçu.
    Le Souvenir dans les arbres murmure,
    Se racontant les bonheurs expiés ;
    Et comme un pleur, de la grêle ramure
    Une...

  • Par une rue étroite, au cœur du vieux Paris,
    Au milieu des passants, du tumulte et des cris,
    La tête dans le ciel et le pied dans la fange,
    Cheminait à pas lents une figure étrange :
    C’était un grand vieillard, sévèrement drapé,
    Noble et sainte misère, en son manteau râpé.
    Son œil d’aigle, son front argenté vers les tempes,
    Rappelaient les fiertés des...